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Basque : Terre d'expérimentationsL'Europe de tous les Interdits |
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Mouvement de soutien aux prisonniers politiques basques Mandat d'Arrêt Européen et Délit politique Création d'ASKATASUNA Le 14 décembre 2001, au terme d'un processus de plus d'un an, les Gestoras Pro Amnistia, au Pays Basque Sud, et la Coordination des Comités de Soutien, au Pays Basque Nord, se sont dissous afin de laisser la place à un nouvel organisme national de soutien aux prisonniers politiques basques : Askatasuna (Liberté). Askatasuna, mouvement travaillant sur l'ensemble du Pays Basque s'était défini alors comme un mouvement pro amnistie. Depuis près de 25 ans, le Mouvement pour l'Amnistie organise la solidarité envers les prisonniers et réfugiés politiques basques au Pays Basque impliquant des milliers de personnes dans cette dynamique. C'est un organisme à caractère populaire et public dont le but est de dénoncer les atteintes aux Droits de l'Homme perpétrées par l'Etat espagnol et français : défense des droits et des conditions de détention des prisonniers politiques basques, dénonciations de la torture toujours en vigueur depuis la fin du régime de Franco, dénonciations des violations des libertés démocratiques. Askatasuna assure également la solidarité, pour par exemple décharger les familles qui subissent déjà les coûts de la dispersion et de l'éloignement de leur proche. Askatasuna mène également un travail sur une résolution démocratique du conflit au Pays Basque. Ces fonctions qui avaient été remplies par les Gestoras Pro Amnistia depuis leur fondation en mars 1976, et par la Coordination des Comités de Soutien aux Prisonniers Politiques Basques, depuis novembre 1997, des fonctions qui sont assumées par des milliers de personnes et des centaines de comités locaux. Dans, ce travail quotidien Askatasuna incarne l'héritage du chemin tracé par ces deux organismes acquérant ainsi une référence indiscutable.
CRIMINALISATION Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 2001 le Juge Baltasar Garzon avait lancé une opération contre les Gestoras Pro Amnistia, arrêtant et incarcérant 12 personnes, pour leur militance politique dans cet organisme. Puis, une ordonnance avait été émise par le juge Garzon le lundi 21 janvier concernant les activités délictueuses d'Askatasuna. En effet, suite à l'opération, se soldant par l'arrestation et l'incarcération de 11 membres de sa direction, de son porte-parole Juan Mari Olano arrêté le 3 décembre 2001 à Bayonne, qui a été extradé vers l'Etat espagnol. Toutes les activités des Gestoras Pro Amnistia avaient été déclarées hors la loi par le juge Garzon. 25 ans d'histoire anti-répressive sont d'un coup de crayon devenu hors la loi. Puis, le gouvernement espagnol profita de l'occasion pour inclure Gestoras dans la « liste international des organisations terroristes ». D'autres part, 14 personnes sont actuellement inculpées dans ce même dossier, parmi elles trois avocats. Le 5 février 2003, se sont 5 autres citoyens basques qui ont été arrêtés par ce même juge Garzon, ils ont été incarcérés pour le travail qu'ils ont mené au sein du mouvement, et Jean François Lefort le porte-parole actuel du mouvement est sous le coup d'un mandat d'arrêt international. Par la détention et l'incarcération des sa direction une tentative est faite pour rendre caduque tout ce travail mené depuis 25 ans par le mouvement pour l'Amnistie, et le criminaliser. |
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